° Insomnie °

° Insomnie °
Toi tu dors la nuit
Moi j'ai de l'insomnie
Je te vois dormir, ça me fait souffrir


Tes yeux fermés ton grand corps allongé
c'est drôle mais ça me fait pleurer
Et soudain voilà que tu ris, tu ris aux éclats en dormant
Où donc es-tu en ce moment, où donc es-tu parti vraiment
Peut être avec une autre femme, très loin dans un autre pays
Et qu'avec elle c'est de moi que tu ris

Toi tu dors la nuit, moi j'ai de l'insomnie
Je te vois dormir, ça me fait souffrir


Lorsque tu dors je ne sais pas si tu m'aimes
T'es tout près mais si loin en quand même
Je suis toute nue serrée contre toi
Mais c'est comme si j'étais pas là
J'entends pourtant ton coeur qui bat
Je ne sais pas s'il bat pour moi
Je ne sais rien, je ne sais plus... Je voudrais qu'il ne batte plus ton coeur
si jamais un jour tu ne m'aimais plus

Toi tu dors la nuit, moi j'ai de l'insomnie,
Je te vois rêver, ça me fait pleurer


Toutes les nuits je pleure toute la nuit, et toi tu rêves et tu souris
Mais cela ne peut plus durer, une nuit sûrement je te tuerai
Tes rêves alors seront finis, et comme je me tuerai aussi
Finie aussi mon insomnie
Nos deux cadavres réunis, dormiront ensemble dans un grand lit.

Toi tu dors la nuit, moi j'ai de l'insomnie
Je te vois rêver, ça me fait pleurer


Voilà le jour et soudain tu t'éveilles
Et c'est à moi que tu souris
Tu souris avec le soleil
Et je ne pense plus à la nuit
Tu dis les mots toujours pareils,
"As-tu passé une bonne nuit?"
Et je réponds comme la veille,
"Oui mon chéri j'ai bien dormi
Et j'ai rêvé de toi comme chaque nuit".

---> J. Prévert <---[/i]

# Posté le dimanche 17 juin 2007 11:14

Modifié le lundi 24 mars 2008 14:07

° Poèsie °

° Poèsie °
Un long couloir et j'avance
Autour de moi règne un lourd silence
Les regards suivent mes pas
Ils me parcourent de haut en bas
Derrière moi ils chuchotent
Comment peuvent ils agir de la sorte ?

Je ne vous en veux pas
Libre à vous de penser comme cela

J'ai juste du mal à comprendre...

Moi


" On examine avec soin les objets dans les boutiques, mais quand il s'agit des gens,
on les juge sur l'apparence. "
Aristippe de Cyrène

# Posté le dimanche 17 juin 2007 11:22

Modifié le lundi 24 mars 2008 14:07

° Rappelle toi °

° Rappelle toi °
Rappelle-toi

(Vergiss mein nicht)
(Paroles faites sur la musique de Mozart)

Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive
Ouvre au Soleil son palais enchanté
Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté
A l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite
Aux doux songes du soir lorsque l'ombre t'invite
Écoute au fond des bois
Murmurer une voix
Rappelle-toi.

Rappelle-toi, lorsque les destinées
M'auront de toi pour jamais séparé
Quand le chagrin, l'exil et les années
Auront flétri ce c½ur désespéré
Songe à mon triste amour, songe à l'adieu suprême !
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime
Tant que mon c½ur battra
Toujours il te dira
Rappelle-toi.

Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s'ouvrira
Rappelle-toi, lorsque mon coeur pour toujours dormira
Je ne te verrai plus mais mon âme imortelle
Reviendra près de toi comme une soeur fidèle
Ecoute dans la nuit
Une voix qui gémit
Rappelle-toi ...

---> Alfred de Musset <---
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# Posté le dimanche 17 juin 2007 11:30

Modifié le mardi 12 février 2008 15:59

° Non, quand bien même une amère souffrance °

° Non, quand bien même une amère souffrance °


Non, quand bien même une amère souffrance
Dans ce c½ur mort pourrait se ranimer ;
Non, quand bien même une fleur d'espérance
Sur mon chemin pourrait encor germer ;

Quand la pudeur, la grâce et l'innocence
Viendraient en toi me plaindre et me charmer
Non, chère enfant, si belle d'ignorance
Je ne saurais, je n'oserais t'aimer.

Un jour pourtant il faudra qu'il te vienne
L'instant suprême où l'univers n'est rien
De mon respect alors qu'il te souvienne !

Tu trouveras, dans la joie ou la peine
Ma triste main pour soutenir la tienne
Mon triste c½ur pour écouter le tien.

---> Alfred de Musset <---

# Posté le lundi 18 juin 2007 12:58

Modifié le lundi 24 mars 2008 14:10

°Poèsie°

°Poèsie°
Elle aimait la vie, il aimait la mort
Il aimait la mort,et ses sombres promesses
Avenir incertain d'un garçon en détresse
Il voulait mourir, laisser partir sa peine
Oublier tous ces jours à la même rengaine...

Elle aimait la vie, heureuse d'exister
Voulait aider les gens et puis grandir en paix
C'était un don du ciel, toujours souriante
Fleurs et nature, qu'il pleuve ou qu'il vente...

Mais un beau jour, la chute commença
Ils tombèrent amoureux, mauvais choix
Elle aimait la vie et il aimait la mort
Qui d'entre les deux allait être plus fort?
Ils s'aimaient tellement, ils auraient tout sacrifié
Amis et famille, capables de tout renier
Tout donner pour s'aimer, tel était leur or
Mais elle aimait la vie et il aimait la mort...
Si différents et pourtant plus proches que tout
Se comprenant pour protéger un amour fou
L'un ne rêvait que de mourir et de s'envoler
L'autre d'une vie avec lui, loin des atrocités...

Elle aimait la vie, il aimait la mort
Il a vécu pour elle, Elle est morte pour lui...


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# Posté le lundi 18 juin 2007 13:41

Modifié le mardi 12 février 2008 15:59